Après des débuts critiqués, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jego avait déclaré : « Le démarrage, c’est le démarrage d’un moteur diesel, c’est un peu lent, mais vous allez voir quand on va prendre de l’élan ! »
Helas, depuis quelques jours, les élus s'accordent, les uns après les autres, pour dire que « rien de bien ne sortira » des Etats généraux dans leur forme actuelle.
DAns ces conditions, il serait sage que le gouvernement suspende, purement et simplement, ces Etats généraux de l'Outre-mer et ouvre des négociations directes avec le LKP et les autres organisations absentes, afin que ces "Etats généraux" puissent repartir sur de bonnes bases, avec cette fois-ci, la participation du "tiers Etat"!
REPONSES D'INTERNAUTES :
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Vous omettez de rappeler que le "Tiers Etat", comme vous l'appelez, ne se réduit pas au simple LKP, que le LKP ne concerne que la Guadeloupe (alors que les états généraux concernent l'ensemble de l'Outre-mer) et que le ministère avait invité l'ensemble des partenaires à participer aux débats.
En Guadeloupe, c'est bien le LKP qui n'a pas souhaité participer aux états généraux, prétextant que rien ne devrait se faire qui ne soit pas de son initiative, arguant que lui seul avait la légitimité populaire (ce qui me semble pour le moins fallacieux, quand on estime qu'une simple légitimité mathématique suppose que plus de la moitié des personnes concernées sont partie prenante, ce qui est loin d'être le cas ici. Même Elie Domota, dans ses comptes-rendus, ne s'est pas aventuré à impliquer plus de 100 000 personnes, même quand il n'y en avait en réalité que 20 000. Vous conviendrez que 100 000, sur une population de 400 000, n'est pas la majorité...).
Que les états généraux de l'Outre-mer soient ou non une fumisterie gouvernementale n'est pas mon propos. Et je me garde bien d'affirmer que les dés sont pipés. Mais de grâce : ayez l'honnêteté de ne pas suggérer que le gouvernement en est désormais réduit à négocier avec un groupement de syndicats dont l'action, aujourd'hui, affiche un résultat qui est très largement critiqué par une réelle majorité de Guadeloupéens.
Il est facile de louer l'action du LKP quand on la regarde depuis Paris. Je vous invite à venir constater ce qu'il en est réellement. Cela vous évitera de publier ce genre d'article à l'avenir.
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Vous êtes bien mal renseignés et visiblement que par ceux que vous voulez entendre - ou tellement partisans qu'on se demande ce qui vous octroie le titre de journalistes (quant au terme d'investigation, je n'y songe même pas).
Les Antilles sont devenus un lieu où il se dit n'importe quoi (c'est la faute des békés si la vie est chère), où il se pense n'importe quoi (mettons à plat l'économie privée pour que l'Etat kolonialiss nous assiste encore plus, puis reprochons-lui de nous assister), et où il se fait n'importe quoi (envoyez des tontons macoutes pour fermer toutes les entreprises, intimidez tous ceux qui ne suivent pas la ligne du Parti, incitez à la haine raciale,...).
Dans ce bourbier où les Antillais se passent eux-mêmes mentalement les fers qu'ils n'ont jamais connus physiquement, dans un processus victimaire observé sur un autre mode chez le voisin Cubain tant admiré, les états généraux étaient l'occasion pour les Antillais de dire ce qu'ils voulaient pour leur propre avenir, après avoir vociféré ce qu'ils ne voulaient pas.
Si le LKP n'est pas présent aux états généraux, ni d'ailleurs ceux qui hurlaient aux émeutes dans la rue, c'est que définir un projet signifie CONSTRUIRE.
Or les contestataires - probablement majoritaires à vrai dire - sont dans une logique victimaire, et donc de destruction: ne rien négocier qui soit négociable, ne rien écouter, ne rien prendre en compte et surtout ne participer à rien de constructif leur permettra de toujours s'indigner sur l'incapacité du pouvoir (les békés, les politiques en place, l'état kolonialiss,...) à rétablir une situation décrite comme désespérante.
Toujours est-il que le vrai tiers-monde, soit les 2/3 de la planète, crache à la figure de ce soi-disant Tiers-Etat bien gras qui considère que le Nutella fait partie de la liste des produits de 1ère nécessité, se plaint du prix de l'essence là où d'autres n'ont pas de voitures, veut une augmentation qui correspond au SMIC ailleurs, se plaint du faible assistanat là où la majorité du monde n'a ni allocations chômage, ni sécurité sociale, ni retraite.
Et grâce au même modèle intellectuel qui, il y a 40 ans, magnifiait les goulags de Staline, cette frange victimaire des Antillais pourra répéter en boucle "NO WE CAN'T" et bousiller son avenir et celui des générations montantes.