Entre les opérateurs de téléphonie et d'internet, le Collectif du 5 février et la Préfecture, chacun semble pour l'instant rester sur ses positions. Leur dernière réunion de travail date du 24 mars, et pour l'instant aucun autre rendez-vous n'a été fixé.
« Lors de notre dernière rencontre, nous avons décortiqué la structure des prix, pour déterminer quels leviers actionner pour une baisse des tarifs » , résume Jean-Philippe Pancrate, chargé de mission pour les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) à la préfecture.
Pour la partie maritime des infrastructures, les discussions ne peuvent avancer tant que les câbliers ne sont pas autour de la table (America II, ECFS, deux consortiums, MCN-GCN, propriété du groupe Loret, et la région Guadeloupe). Quant à la partie concernant les coûts terrestres, les opérateurs déclarent n'avoir aucune marge de manoeuvre, déplore le collectif.
Parmi les points abordés lors de cette réunion, la préfecture a demandé que l'abonnement « Dom Optimal illimité » de l'opérateur historique soit au même prix des deux côtés de l'Atlantique. Aujourd'hui, l'offre coûte 39 euros dans l'Hexagone et atteint 59 euros en Martinique.
Sur le roaming (surtaxe payée lors d'un appel vers la France, considérée dans ce cas comme un pays étranger) le collectif n'a obtenu aucune satisfaction auprès de France Telecom.
En revanche, le collectif et les opérateurs se sont tout de même entendus sur un point, qui ne dépend que de l'Etat : la suppression de la TVA dans le secteur des télécommunications.