A.B. franceantilles.fr 26.02.2009
Le patronat a fait une proposition à 180 euros. De son côté, pour la première fois, le collectif voit ses revendications à la baisse. Il ne réclame plus 354 euros pour les salaires, mais 250... pour les salaires, les pensions et les minima sociaux.
« Il faut absolument parvenir à une solution. Et vite ». La formule était sur toutes les lèvres jeudi à la préfecture. Après les tristes évènements de mardi et mercredi soirs, parlementaires, membres du Collectif et socioprofessionnels convenaient unanimement de l'urgence à régler la question de la hausse des bas salaires.
C'est à la mi-journée que la partie patronale a formulé une énième proposition (la cinquième depuis le début des discussions) portant de 10 à 100 euros le montant de la prime attribuée. Soit 40 euros de plus que mardi.
Une prime qui serait soutenue par un effort financier de l'Etat : 80 euros versés à titre du RSTA. Il s'échelonnerait sur une période de deux ans. Si le Collectif validait cette formule, le versement du RSA serait reporté à 2011.
Au total, ce serait donc de 90 à 180 euros qui viendraient bonifier les bas salaires. Une prime applicable aux employés dont le salaire est compris entre 1 et 1,4 SMIC mensuel.
Sur la question de l'engagement patronal, Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef, précise que le montant verse sera défini dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Et sera fonction de la branche d'activité et de l'entreprise.
En fin d'après-midi, surprise, les membres du Collectif reviennent avec une contre-proposition. Ils demandent désormais 250 euros supplémentaires pour les bas salaires, mais aussi pour les minima sociaux et les pensions. Depuis le début du bras de fer, ils n'avaient jamais démordu de leur revendication initiale : obtenir 354 euros nets pour les salaires.
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