Martinique : Analyses et Commentaires | Sommes-nous à la croisée des chemins ou de notre histoire ?

Sommes-nous à la croisée des chemins ou de notre histoire ?

Pierre DRELA France-Antilles Martinique 02.12.2009

Après la prise de position du président de la Région Martinique sur son éventuel retrait de la présidence en cas de défaite de l'article 74 le 10 janvier prochain, il est permis de penser que notre île n'est pas loin du chaos politique.

Certains parlent de chantage qui aurait pour but de mettre l'électorat devant ses responsabilités. D'autres pensent que M. Marie-Jeanne envisage de se retirer purement et simplement de la scène politique comme l'a fait en son temps le général de Gaulle.
Comment ne pas comprendre cet homme qui depuis des années milite pour l'indépendance se verrait refuser par le peuple une autonomie qui selon lui ne mettrait nullement en cause les acquis français et européens.
Une fois de plus, la peur semble être la cause avancée par les pourfendeurs de l'article 74, malgré les assurances portées par le président de la République. Assurances qui apportent « de l'eau au moulin » des propos du président de la Région.
Inutile de revenir ici sur ces avantages acquis connus de tous et qui constituent la responsabilité de l'Etat vis-à-vis des départements d'Outre-mer.
Alors, pourquoi sommes-nous si frileux en refusant ce changement de statut qui apparemment faciliterait le fonctionnement des institutions dans notre petit pays par des décisions prises sur place.
Les reniements constatés ici ou là alors que les plénières avaient obtenu un accord presque unanime jettent le discrédit sur la capacité de nos dirigeants politiques à conduire notre île vers plus de responsabilités.
Si le peuple n'est pas prêt comme certains se plaisent à le répéter c'est qu'on ne se donne pas la peine ou on ne s'est pas donné la peine de le préparer en séparant le bon grain de l'ivraie.
En fait, on ne veut pas se mettre à dos un peuple qui réclame de plus en plus d'aides sociales que de toute façon le statu quo ne leur garantit pas pour autant.
Les partisans de l'article 73 aujourd'hui, ce sont ceux qui ne sont pas prêts pour convaincre le peuple ni à moyen ou long terme. Les débats ou interventions dans les médias ne sont ni regardés ni écoutés, le peuple n'étant pas concerné. C'est ce sentiment qui ressort des conversations avec l'homme de la rue.
On peut se poser la question suivante : pourquoi l'article 74 fait tellement peur ? Il y a d'une part la personnalité de ceux qui l'ont demandé qui apparaissent aux yeux des opposants comme les bénéficiaires et d'autre part le récent discours du président de la République sur la réforme des collectivités locales.
On y trouve l'assemblée unique au sein de l'article 73, plus sécurisant, mais laissant très peu d'initiative aux dirigeants des DOM.
Où est la solution ?
Faut-il croire pour autant que l'article 74 serait une panacée qui sortirait la Martinique de son marasme actuel ? Détenir plus de responsabilités ne donne pas automatiquement les moyens pour les assumer. Cela permettrait tout juste d'avoir une meilleure lisibilité dans le budget pour réaliser les projets envisagés. On aurait l'occasion peut-être de ne pas compter uniquement sur « l'assistanat » mais sur notre propre capacité à gérer nos affaires. Cela voudrait dire également qu'il faudra peut-être mettre la main à la poche un peu plus.
Notre appartenance à l'ensemble français et européens nous a permis de nous hisser à un niveau de vie que nous envie notre environnement caribéen. Le résultat, c'est qu'il nous est difficile d'entretenir avec nos voisins des rapports d'égal à égal. Leurs produits nous envahissent alors que les nôtres sont trop chers pour eux. La Martinique dans la caraïbe est un pays riche même si tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. D'où les mouvements sociaux qui paralysent nos entreprises. Les salariés qui participent à la richesse n'ont pas en retour le salaire qui leur est dû. La cherté de vie qui a nécessité le mouvement du 5 février 2009, ce sont eux qui l'a subissent, les indemnités c'est pour les autres.
La seule fusion du conseil régional avec le conseil général ne résoudra aucun des problèmes posés si le comportement des martiniquais ne change pas. L'exemple du Comité martiniquais du tourisme est patent. En créant cet organisme unique on a cru à un essor du tourisme qui jusque-là était géré par le département et la Région. Il apparaît clairement que nous n'avons pas la fibre touristique malgré la bonne volonté des uns et des autres. Les hôtels ferment les uns après les autres et les bateaux de croisières préfèrent les îles voisines moins gourmandes en taxes et plus accueillantes les jours fériés où nos commerçants sont absents.
Alors où est la solution ? « Si péi-a sé ta nou » , c'est nous qui devrons trancher. Le président de la République a dit « pas de statu quo » , nous sommes donc devant le choix : soit le 10 janvier 2010 une majorité se dégage pour l'article 74 vers une autonomie, soit nous voterons à nouveau le 24 janvier pour l'article 73 avec une assemblée unique.
Posté le 2 décembre 2009 15:35 par Milo | Commentaires (1)

Commentaires (1) -

charlec
nous avons de la matiere grise a revendre mais pour ce qui est des explications claires il y a du boulotVoilà ce que j'aimerais qui soit dit sommes nous plus idiots que nos freres guadeloupens? V Lurel a mis en place les habilitations demandees aux gouvernements avec laquelle ila mis en place le treansport et autre Certe avec difficulttes pour les obtenirMais battons nous pr une petiotion qui demanderais des comptes a Fillion  et srko Ou alors changer le mode d'attribiution de ses habilitations ? Mais on est a centlieu du bon dialogue Il n'est pas question de changer de statut  français nous sommes et nous le ressterons avec notre specificite Martiniquaise que personne ne peut npoous enlever Par contre l'amelioration des condition d'attributions des regles doivent etre mise en adequations avec notre temps  des fonctionnaires Martiniquais dans l'enseignements maais des europens sans affectations en Martinique pour faire croire a l"education qu'il y a un manque Ilfaut aller yregarder de plus pretNous voulons etre des negres mais pas des tableaux
06/12/2009 17:33:16 #

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