16/04/2009
Auteurs : Ernest BRELEUR Miguel CHAMOISEAU Patrick CHAMOISEAU Gérard DELVER Serge DOMI Edouard GLISSANT Danielle LAPORT Guillaume PIGEARD DE GURBERT Olivier PORTECOP Olivier PULVAR Jean-Claude WILLIAM
Au plus intense du mouvement du 5 février en Martinique, et des événements en Guadeloupe, notre Manifeste pour les " produits " de haute nécessité visait à soutenir sans ambiguïté les engagements en cours. Mais il s'attachait surtout à privilégier tout de suite les inspirations précieuses du " poétique " sans lesquelles le souffle du "prosaïque " se retrouve affaibli.Le "poétique” porte sur les aspirations profondes de l’Homme : ce qu’il recherche et qu’il pratique quand il a assuré sa survie.
Dans ce " poétique ", nous invoquions en haute nécessité, sans en clore le chapitre :
- une problématisation de la consommation- la nécessité de nous acheminer vers un processus de responsabilisation,- le réinvestissement de la notion de travail,- et l'urgence d'envisager de nouvelles solidarités sociétales et environnementales dans un monde nouveau.
Ce qui revenait à ne plus accepter de " petits arrangements "avec la violence économique qui dénature le sens profond de notre vie : le capitalisme. Au sortir de cette crise, nous sommes hélas menacés de voir la devise républicaine française, " Liberté Égalité Fraternité ",dégénérer dans nos pays en " Zone franche Rmi Rtsa " - ou encore en " Smic Rmi Rtsa " - … ce qui serait un comble de l'assimilation (et de son syndrome d'irresponsabilité stérilisante) et surtout d'une dénaturation de l'esprit même de ce mouvement dont l'amplitude permettait d'espérer un grand souffle bouleversant.L'idée de haute nécessite se révèle donc plus que jamais indispensable.
Pour lire le reste du document qui n'engage que ses auteurs :
Traitepourlegrandderangement.pdf (272,19 kb)
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