Pas d'autre voie de salut pour Antilles Télévision que celle du plan de continuation. Dans le cas contraire, il ne restera que l'option de la liquidation pure et simple. C'est ce qu'a décidé le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), en rejetant la semaine dernière les deux offres des repreneurs potentiels.
Le projet de la SAS HRTV, porté par Jean-Claude Asselin de Beauville, n'a même pas été étudié, apprend-on de source proche du dossier. Argument avancé : « la structure économique ne serait pas encore montée juridiquement » . Bien qu'il se refuse à tout commentaire, Jean-Claude Asselin de Beauville lâche toutefois : « Nous avions déjà déposé les fonds chez le notaire, et le CSA le savait. Nous attendions juste de savoir si nous étions choisis pour les injecter dans le capital. »
Quant au projet de TraceTV-Outremer Telecom-Antenne Réunion, le plus abouti en terme de définition de ligne éditoriale, il ne correspondrait pas aux critères prévus par la loi sur l'audiovisuel de 1986...
Si cette nouvelle ouvre le champ à toutes les interprétations économiques et politiques, une chose est sûre : l'actionnaire principal, incarné par Yan Monplaisir, se retrouve seul en lice pour décider de l'avenir d'ATV. À une condition toutefois, il faudra qu'il puisse présenter ce plan de continuation lors de la prochaine audience du tribunal de commerce, le 26 août prochain. Ce plan devra ensuite être validé par les créanciers, ainsi que par le tribunal.
ATV pourrait trouver une autre issue en restructurant son capital et en intégrant de nouveaux partenaires. Associés qui seraient triés sur le volet par les actionnaires eux-mêmes.
Une façon de garder la main sur les futures décisions à la tête de la chaîne.